ACADEMIE REGIONALE DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE LA MER

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Institut de Sécurité Maritime Interrégional

 
ACTUALITES

 

REPRISE DES SESSIONS DE FORMATIONS 2016 DE L'ISMI AVEC LES LANGUES MARITIMES

 

Ce stage, inscrit au titre de l’année 2016 parmi les sessions courtes financées sur le budget du FSP ASECMAR, s’est tenu conformément au programme établi. Mais cela n’a pas été sans mal. Il s’inscrit parmi les stages les plus difficiles qui ont été organisés à ce jour par l’ISMI, avec une haute probabilité d’échec ; ce qui, fort heureusement, ne s’est pas produit, grâce à un effort collectif du personnel ISMI soutenu par ses partenaires, dont l’OMAOC.


1.   
Une session conforme au programme 2016 de l’ISMI

Ce projet d’activité avait été compromis les années passées du fait de la fièvre Ebola, mais aussi de la difficulté qui s’était présentée de trouver des enseignants sans parler de l’hypothétique identification d’un auditoire lusophone.


Aucun formateur au profil, rare (maritimiste et trilingue) n’ayant pu être identifié localement, et sur conseils de la DCSD, MM. Antonio Alberto Neto, de nationalité angolaise et portugaise, et Monsieur Jean-Noël Giuliani, (Capitaine de corvette de réserve, énarque,  contrôleur général des finances) ont été retenus.


Courant octobre, les candidatures de pays francophones ont été recueillies.


Face à l’absence de candidats lusophones, un mois avant le stage, avec l’appui du réseau de Monsieur Antonio Alberto Neto, de l’Ambassadeur Luvambano, SG de l’OMAOC, et de l’ONUDC, plusieurs candidats de 3 pays lusophones (Guinée Bissau, São Tomé & Principe, Angola) se sont manifestés. Ce qui a permis de recueillir un total de 12 candidats lusophones. Aucun candidat du Cap Vert n’a été recensé. L’organisation du G7++ à Praia la semaine suivante (16-17 novembre) peut expliquer cette situation.


Deux groupes ont été constitués, conformément aux termes de référence, l’un ciblant l’anglais plus que le portugais (13 personnes), l’autre le portugais (9 personnes), le français ayant eu sa place dans l’un et l’autre groupe.


Au total, 27 candidats ont été inscrits. Pour autant, la liste de participants effectifs a atteint 22 personnes, pour différentes raisons. Voir paragraphe suivant.


Observons enfin la présence à la séquence d’ouverture de son Excellence Màrio Feliz, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Angola.



  1. 2.    Les difficultés de l’organisation et ses réponses.


Sur les participants :


Les candidats de São Tomé et Principe se sont inscrits à travers les démarches de l’ambassade de France, mais aussi par l’intermédiaire de l’ONUDC. Or aucun n’a rejoint l’ISMI. Pourtant, l’Ambassade de France au Gabon n’a pas ménagé ses efforts pour identifier des personnes qui ont confirmé leur inscription (ayant occasionné plus de 70 messages), et qui se sont désistées la veille du stage. Les raisons de ce désistement n’ont pas été clairement déterminées.


Un guinéen n’a pu rejoindre la Côte d’Ivoire, pour des raisons inexpliquées. (Capitaine Batista, port autonome de Bissau).


Une auditrice, Dr. Lesarida Costa, recommandée par le Ministère des Pêches de Guinée Bissau, et dont la candidature fut signalée le 1er novembre, n’a pu être inscrite à temps.  


Au final, ce sont 22 personnes et non 27 qui auront participé au stage.



  • En consĂ©quence, lors d’un Ă©ventuel dĂ©placement Ă  SĂŁo TomĂ© et Principe, l’AttachĂ© de DĂ©fense de l’ambassade de France au Gabon pourra appeler l’attention des autoritĂ©s de SĂŁo TomĂ© et Principe sur les activitĂ©s de l’ISMI. Afin de faciliter la dĂ©signation des candidats comme le suivi des candidatures, il pourra demander Ă  ce que puisse ĂŞtre dĂ©signĂ© un point focal.

  • La reprĂ©sentation diplomatique de la RĂ©publique de CĂ´te d’Ivoire Ă  Libreville pourrait ĂŞtre sensibilisĂ©e sur l’opportunitĂ© de dĂ©livrer des visas de courtoisie aux futurs auditeurs.

  • L’attachĂ© de dĂ©fense de l’Ambassade de France Ă  Dakar, compĂ©tent pour la GuinĂ©e Bissau et le Cap Vert, et l’attachĂ© de dĂ©fense de l’Ambassade de France Ă  Luanda sont invitĂ©s Ă  renouveler leurs efforts pour faciliter l’instruction des appels Ă  candidature par la voie officielle.

  • L’ambassadeur d’Angola en RĂ©publique de CĂ´te d’Ivoire pourra ĂŞtre tenu informĂ© des activitĂ©s de l’ISMI et ainsi contribuer Ă  la recherche de candidats de son pays pour les formations Ă  venir.

  • La note d’accueil de l’ISMI destinĂ©e au stagiaire sera modifiĂ©e pour mettre en exergue les Ă©lĂ©ments suivants :

  • En tout dĂ©but de note, indiquer que toute difficultĂ© doit ĂŞtre signalĂ©e au Capitaine Olivier Combes ;

  • Souligner l’obligation d’être en cours, une fois la candidature acceptĂ©e ;

  • Souligner que les frais affĂ©rents Ă  toute modification du titre de transport en cours de stage et Ă  l’initiative de l’intĂ©ressĂ© reste Ă  la charge de ce dernier, y compris en cas de force majeure.


 Sur l’organisation des voyages :



  • Afin d’amĂ©liorer les conditions de transport, il est envisagĂ© de changer d’Agence de voyages.


Sur les supports pédagogiques  et la pédagogie :


Le chef de projet ASECMAR invitait les professeurs à utiliser le rétroprojecteur et les documents déjà scannés et stockés sur clé usb.


A partir des questionnaires de satisfaction, il est observé que les lusophones pratiquent assez bien le français, tandis que la plupart des francophones ne maîtrisent pas le portugais, même s’il était indiqué dans les termes de référence que les candidats devaient avoir les bases de la langue enseignée. Une bonne partie des stagiaires auraient souhaité une « sortie découverte » en fin de session.



  • Dans l’hypothèse d’une prochaine session, il conviendra en dĂ©but de stage de consacrer quelques heures pour des rappels grammaticaux de base.

  • Pour les prochaines activitĂ©s, il conviendra de souligner mieux encore la  nĂ©cessitĂ© de transmettre les documents pĂ©dagogiques au minimum une semaine avant le dĂ©but des cours, et d’encourager l’usage des versions numĂ©riques.

  • La livraison attendue d’une photocopieuse Ă  grande tirage sur financement ASECMAR devrait rĂ©gler cette difficultĂ©.


Le responsable pédagogique de l’ISMI a assisté à une partie des séances.



  • Lors d’une Ă©ventuelle prochaine session, il prĂ©conise la prĂ©sence d’un professeur de langue de l’ARSTM, afin de capitaliser l’enseignement dispensĂ©.


Les stagiaires se sont montrés très réactifs et ont paru satisfait, bien que l’éventail de leurs origines ait été très large.



  • Pour une Ă©ventuelle rĂ©Ă©dition, il conviendrait sans doute de se limiter au portugais et au français, ainsi qu’au vocabulaire soit Ă  dominante juridique, soit Ă  dominante technique et opĂ©rationnelle.


CONCLUSION :


Les circuits officiels des correspondants AEM pour les pays francophones ont bien fonctionné. Les réseaux associés de l’ambassadeur, SG de l’OMAOC, du professeur Neto et de l’ONUDC, ont contribué à compenser l’absence de réponse des pays lusophones dont les autorités (MAE, Défense) avaient été saisies officiellement dans des délais raisonnables.


Ce stage, dont la tenue n’était pas inespérée, mais dont les organisateurs avaient dès le départ perçu les contraintes fortes, a finalement atteint ses objectifs malgré les difficultés rencontrées, ainsi que le développent les précédents paragraphes. L’auditoire s’est montré enthousiaste et réactif avec deux professeurs pleinement investis dans leur mission : renforcer les connaissances linguistiques, échanger des expériences entre les différents participants autour des problématiques de sécurité maritime, faire connaître l’ISMI auprès de deux nouveaux pays, jusqu’à ce jour absents des formations courtes.


Pour la première fois, des ressortissants de Guinée Bissau et de l’Angola ont participé à une activité de l’ISMI, ouvrant ainsi la porte aux pays lusophones. Cette avancée encourageante permet raisonnablement d’espérer une participation plus consistante encore de ressortissants de ces pays, parties au Protocole de Yaoundé, à des activités futures de l’ISMI. Cette perspective autorise d’envisager des formations bilingues français/portugais portant sur des thèmes particuliers relevant de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée.


RĂ©daction : SACM _ AC1AM Olivier Mornet - 10 novembre 2016


 

 

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